Retour sur la Maker Faire Paris 2015

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Les 2 et 3 mai, c’était la Maker Faire Paris, édition 2015. Après une journée sur place, il est temps d’en faire le compte-rendu de rigueur.

Qu’est-ce qu’une Maker Faire ?

Faisons simple, et reprenons le même paragraphe que pour le billet sur l’édition précédente.

Le nom de Maker Faire peut se comprendre comme « Foire aux fabricants », « Faire » étant une forme vieillie du mot « Fair » signifiant « Foire », et comme un jeu de mots entre « Maker » (fabricant) et « Faire » (le verbe français). Donc une Maker Faire est la grand-messe des adeptes du mouvement des makers, dédiée au DIY (Do It Yourself) et DIWO (Do It With Others). On y trouve autant les makers eux-mêmes, qui viennent y présenter leurs dernières inventions (que ce soit dans le domaine pratique, ludique, éducatif ou artistique), que les fabricants de matériel dédié à ces derniers (à savoir : imprimantes 3D, graveuses et découpeuses, matériel de prototypage électronique, etc.)

Pour information, la Maker Faire est une manifestation sous licence, les droits sur les noms et logos étant détenus par le magazine Make.

Quoi de neuf cette année ?

Tout d’abord, le lieu : cette édition 2015 de la Maker Faire a déménagé du bâtiment du Cent Quatre à un pavillon de la foire de Paris. Si l’espace dédié aux stands n’a pas vraiment augmenté (si on ne compte pas la zone dédiée aux drones volants), la fréquentation a été complètement boostée.

Deuxième changement : autant l’édition précédente était restée relativement confidentielle, autant cette année nous avons eu droit aux petits plats dans les grands avec un discours d’ouverture par Axelle Lemaire. Et il faut l’avouer, même si elle avait inauguré le Grand Builder, je ne l’ai absolument pas reconnue (se lever à 3h45 pour prendre l’avion n’aidant pas non plus).

Que pouvait-on y voir ?

Même si certains stands présents étaient déjà là l’année dernière, il y a heureusement quelques nouveautés. La liste ci-dessous n’est pas exhaustive, n’ayant été présent que le samedi, d’autant plus qu’il semblerait qu’il y ait eu quelques stands différents le dimanche.

Côté drones

Comme indiqué précédemment, la Maker Faire accueillait cette année une zone dédiée aux drones volants, protégée du reste du pavillon par un filet de sécurité allant jusqu’au plafond. Malheureusement, à part quelques rares essais, je n’ai pas pu assister à de véritables démonstrations.

009 - Zone de vol

 

Autre petit drone sympathique, celui fait par un FabLab étudiant, PMCLab. Taille réduite, contrôle via Bluetooth Low Energy (qu’est-ce donc ?), et structure faite à l’aide d’une imprimante 3D.

015 - PMCLab - BlueDrone

Côté robotique

Tout d’abord, le projet Arpel. Il s’agit d’un assistant de rééducation post-traumatique via un exosquelette. Ce projet est actuellement à l’état de prototype fonctionnel.

024 - Arpel

 

Toujours dans la catégorie du bras robotisé, cette réalisation de Vladimir Kadir, âgé seulement de 16 ans : un bras robotisé, principalement composé de pièces de récupération.

016 - Robotic hand

Se baladait dans le pavillon un mini-dalek autonome. Je n’ai malheureusement pas pensé à le prendre en photo, mais il ne lui manquait que la parole.

Pour terminer sur le sujet de la robotique, nous avons eu droit à quelques prestations du groupe « One Love Machine Band », entièrement composé de robots.

Côté ateliers

Parmi les ateliers présents, deux ont eu un succès monstre : l’atelier de soudure électronique, et l’atelier de découpe. Le premier permettait de faire un petit badge lumineux en soudant quelques composants sur un circuit en forme de Makey. Le second laissait aux visiteurs des scies à chantourner électriques afin que ces derniers puissent découper les formes qu’ils souhaitaient dans du bois. Après essai, autant le premier atelier s’est déroulé sans gros problème, autant le second a souffert d’une erreur… d’aiguillage.

Côte impression 3D

Peu de grosses nouveautés côté impression 3D cette année. Plutôt une consolidation des tendances de l’an dernier : les imprimantes en kit ont toujours la côte, les filaments spéciaux (base plastique + ajout de bois, métal, fibre de carbones) se sont plus montrés que l’an dernier, etc. Le tout mis bout à bout semble signer une maturité de la technologie de dépose de filament fondu.

À noter, une imprimante 3D à filament d’un volume assez conséquent : la Volum3DMax 110, avec un volume d’impression de 40cm x 50cm x 55cm.

005 - Volum3DMax

 

D’un point de vue logiciels, à part la quasi-omniprésence de Sketchup (avec des démonstrations de personnes qui savent vraiment l’utiliser), j’ai pu remarquer un nouveau venu, orienté vers les débutants : 3DSlash. Le but de ce logiciel est d’usiner un cube faisant jusqu’à 256 pouces d’arête afin d’obtenir la forme souhaitée. Il est utilisable en ligne, ou bien une version pour Windows, OS X ou Linux peut être téléchargée.

3DSlash

Côté gravure laser

Contrairement à ce que j’espérais, il n’y a pas eu énormément de graveuses laser en kit présentées cette année. Le seul modèle qui a retenu mon attention est LaserBot, une graveuse laser sur roues lui permettant de graver sur des longueurs importantes (elle a été initialement créée afin de graver des planches de surf).

Divers

Le projet (toulousaing !) Thingz, basé sur un Arduino, promet d’apprendre à utiliser ce dernier de manière plus simple à l’aide de modules pouvant être branchés sans se préoccuper du sens de branchement. J’ai trouvé l’idée assez sympathique, même si les fonctions fournies (du moins celles listées dans le manuel) ne laissent pour le moment pas énormément de marge sur ce que l’on peut en faire. Par contre, pour des débutants, c’est tip-top.

006 - Thingz

 

Suite au projet ayant consisté à travailler avec des Spheros, je n’ai pu m’empêcher de remarquer cette Sphero modifiée afin d’être plus… imposante 🙂

018 - Sphero

Et pour finir, la machine à rendre les gens heureux, qui était encore en construction le samedi.

 

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Arnaud Boudou Author: Arnaud Boudou

Développeur Java et mobile (iOS) ; enthousiaste des TIC ; photographe amateur (un jour, peut-être…).

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