Economie de la contribution et métier de la communication

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logo-kfaitcom2Ce matin j’étais invité comme orateur, au K FAIT Com organisé par le Club de la Com Midi pyrénnée et Toulouse Metropole (merci Pierre et Isabelle)
avec comme objet des échanges prospectifs autours des métiers de la communication.

Le sujet était: “évolution du comportement des consommateurs : quelles conséquences pour nos métiers?”

Les deux autres orateurs étant Paul Courtey de Wellcommunication et Laurence Géli-Talichet de Nutrition & Santé,
j’ai d’ailleurs appris que Gerblé et Isostar étaient des marques de Nutrition & Santé basées à Revel.

Dans mon cas ma partie du sujet était l’économie de la contribution.

Premiere remarque, 8h30 c’est très tôt, quand on habite à la campagne…

Après avoir évoqué :

  • Jeremy Rifkin, Noam Chomsky, Stiegler, Michel Serre et même Attali … pour vraiment faire le grand écart,
  • parlé en détail de WIKISPEED et d’Open Source Ecology, d’Arduino, de Couchsurfing, d’imprimante 3D, de la Ruche et d’AMAP (entre autre)
  • rappelé que tout ceci vient de l’informatique (méthodes, pratiques, technologies, outils, modèles économiques et société de l’information) avec des exemples a priori clairs : linux et Wikipedia
  • postulé qu’il s’agit d’un changement de paradigme, une nouvelle étape du capitalisme (après productivisme et consumérisme, la contribution)
  • et avoir aussi, suite à question, parlé de frigo et d’obsolescence programmée,

je me suis rapproché du domaine métier du public (la communication), c’était un peu l’objet de la rencontre…

La confrontation à des experts d’un métier qui n’est pas le mien, dans ce genre d’exercice, est toujours très enrichissante.

Dans cette phase de transition vers une économie plus contributive, les responsables de communications présents ce matin se posaient clairement des questions par rapport aux logiques de marques et d’entreprises, face à cette évolution à laquelle ils sont attentifs, et face aux changements de comportement des consommateurs (cohérents avec le sujet) qu’ils semblent tous observer.

Lorsque je réfléchissais à mon intervention, il m’est apparu que plutôt que de proposer de regarder du coté de l’open innovation, approche trop souvent gérée maladroitement (à mon goût) quand il s’agit uniquement de communication, je pouvais leur proposer une approche dont les deux premières étapes seraient :

  • un axe concernant la communication interne, pour se préparer :

- considérer les salariés de son entreprise comme sa première communauté
– se déstructurer et décloisonner (dans la mesure du possible)
– favoriser des méthodes d’idéation et des pratiques agiles
– privilégier tout ce qui encourage la collaboration et l’ouverture

  • un axe sur le positionnement de la communication externe (aussi valide en interne), pour débuter et rentrer sur le sujet :

- ne plus être dans une situation de proposition
– mais être avant tout dans une démarche d’écoute

Il me semble que ces deux points sont deux des premières pierres essentielles pour se préparer à une telle transformation et pour les entreprises pré-existantes.

L’ensemble des participants, une cinquantaine de personnes, m’a semblé plutôt enthousiaste, et certains se sont exprimés en ce sens. Une seule personne secouait ostensiblement la tête en signe de désaccord et de manière régulière (non, non, non, non, non).

Cet échange m’a ainsi permis d’évaluer l’adhésion des responsables de communication de Midi-Pyrénées à ce nouveau paradigme de l’économie de la contribution (une sorte de “mini-sondage”). Ceci me permet de penser que ce public est particulièrement ouvert à ces notions, plus que des représentants issus d’autres métiers, que j’ai pu observer à d’autres occasions, soit comme orateur soit comme spectateur et sur ce même sujet.

Benjamin Bohle-Roitelet Author: Benjamin Bohle-Roitelet

Mathématicien de formation
Architecte nouvelles technologies et agiliste
Fondateur d'ekito
particulièrement impliqué dans l'économie de la contribution.

Mon rôle est d'être un product owner pour la société ekito et de proposer : vision, modèle et amélioration continue.

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